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Les médecins du travail de la MSA, attirent l'attention des agriculteurs sur les risques de photo-dermatose liée au contact avec l'Ammi Majus
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Sortez couverts lors du désherbage manuel ! L'intoxication par l'Ammi Majus, conjuguée au soleil, peut provoquer d'importantes photo-dermatoses. La meilleure prévention est l'absence de contact avec la plante. Les médecins du travail conseillent le port de pantalon, de manches longues et de gants 
"Photo copyright Henriette Kress, http://www.ibiblio.org/herbmed" Comme le céleri ou le fenouil, «Ammi Majus», aussi désigné sous le nom d'Ammi commun ou Ammi officinal ou encore Ammi inodore, est une plante annuelle qui fait partie de la famille des ombellifères. La plantule comporte des feuilles de couleur vert clair disposées en rosette. A l'âge adulte, la tige striée, de 30 à 100 cm, de juillet à septembre est porteuse de petites fleurs blanches réunies en larges ombelles. Les fruits sont ovales et pâles, riches en furocoumarines, substances qui leur confèrent des propriétés photo-sensibilisantes. Plante originaire d'Égypte, l'Ammi Majus a diffusé sur le pourtour méditerranéen pour s'implanter finalement dans différentes parties du monde y compris les États-Unis. On la retrouve maintenant aussi dans le Nord de la France dans les sols calcaires ou argilo-calcaires à la faveur de cultures, de betteraves notamment. Le contact avec la plante provoque des photo-dermatoses que l'on constate chez les bovins sous forme d'irritation du museau, chez les ovins par une conjonctivite ou une ulcération buccale voire une irritation vulvaire chez la brebis. Chez l'homme, on retrouve une irritation importante des parties exposées à la fois au soleil et au contact de la plante, notamment les mains et les avant-bras. | Attention à l'exposition au soleil et à la lumière La photo toxicité : l'action des furocoumarines potentialisée par les rayonnements ultra violet entraînent des brûlures en 24 à 72 h, comparables à un coup de soleil. C'est un mécanisme qui peut toucher tout le monde, dès le premier contact. L'irritation s'atténue comme une brûlure et peu laisser une trace dépigmentée. La photo allergie : sous l'effet de la lumière, la substance végétale est transformée au niveau de la peau en substance allergisante ce qui lors d'un deuxième contact va provoquer une réaction de l'individu. L'effet n'est donc pas le même chez tout le monde et nécessite pour apparaître un temps de latence (au moins 48 heures). Les lésions ressemblent plus à une urticaire, un eczéma avec même des petites ruptures capillaires (purpura). Ces lésions peuvent secondairement s'étendre aux parties non exposées et persister longtemps après la fin de l'exposition.
Contact : MSA, Santé Sécurité au Travail, tél 03 26 40 87 09
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